Le 28 avril, sera votée une loi extrêmement importante pour la prise en charge des victimes d'inceste, pour leur reconnaissance, pour la justice qui leur est due. AIVI a travaillé en relation avec la députée Marie-Louise Fort, pour aboutir à ce résultat. Beaucoup de victimes ont témoigné de leur vécu et cela a été important.
Aujourd'hui, nous allons tous nous mobiliser pour informer nos députés respectifs de l'importance de voter cette loi. Pour cela, voici une lettre type que vous pouvez envoyer à votre député, soit à l'assemblée, soit dans sa circonscription. Vous pouvez aussi écrire votre propre lettre. Envoyez un courrier par personne majeure dans votre foyer car chaque électeur compte. Préparez des lettres sans coordonnées d'expéditeur et distribuez-les à vos amis, famille, aux professionnels concernés (enseignants, médecins...), la loi les concerne aussi.
Vous trouverez les coordonnées de votre député sur le site de l'assemblée nationale : http://www.assemblee-nationale.fr/13/tribun/xml/liste_alpha.asp
Vous pouvez aussi envoyer un mail, c'est moins bien mais c'est déjà ça. Dans ce cas, précisez surtout dans l'entête : « Courrier de M. ou Mme xxxxxxxx de votre ville » si vous voulez qu'il soit lu. Les emails qui concernent la circonscription du député sont lus, les autres pas forcément.
Si vous connaissez vos medias locaux, parlez-en, c'est crucial. Chaque voix compte. C'est la première loi qui peut vraiment nous apporter quelque chose, alors bougeons-nous. Répandez ce courrier sur le net pour que toutes les victimes puissent y avoir accès et puissent s'exprimer. A vous de jouer. Vous avez jusqu'au 28, après ce sera trop tard, ne remettez pas au lendemain.
Merci à tous.
Pour lire la loi : http://www.assemblee-nationale.fr/13/propositions/pion1538.asp
Exemple de lettre type :
Nom Prénom
Adresse
Code postal Ville
M. ou Mme ..............................
Député(e) de.............................
Adresse en circonscription
ou à l'Assemblée Nationale
A............................, le ..................................
Objet : vote de la proposition de loi 1538 sur l'inceste
Cher(e) Député(e),
Le 28 avril prochain, vous serez amené(e) à vous prononcer sur une loi majeure sur l'inceste présentée par Marie-Louise Fort. Etant votre administré(e), je compte sur vous pour me représenter en votant cette loi. Comme deux millions de français victimes d'inceste (Sondage IPSOS du 28 janvier 2009 pour l'Association Internationale des Victimes de l'Inceste et AXA Atout C½ur), je suis moi aussi concerné(e) par ce fléau de santé publique.
Car l'inceste détruit les victimes mais plonge également leur entourage dans plus grande souffrance. C'est un véritable problème de société que chacun paye à sa manière. Conjoint, enfant, parent proche, les conséquences désastreuses de ce crime n'épargne personne. L'inceste n'a ni couleur politique, ni peur de la justice : à peine 3% des agresseurs vont en prison. La majorité des viols d'enfants restent impunis.
Je n'accepte pas de vivre dans une société qui ne s'empare pas de cette question avec conviction, efficacité, qui ne se révolte pas contre cette ignominie et surtout que la loi ignore. Cette loi représente la première pierre de l'édifice que notre pays se doit de construire pour protéger ses enfants.
Insérer l'inceste dans le code pénal en incluant toute la famille pas seulement les ascendants, en supprimant la question du consentement de l'enfant, prévenir et former les professionnels et enfin accueillir les victimes qui aujourd'hui ne bénéficient d'aucun soin spécialisé. C'est vraiment le minimum que nous puissions faire dans un pays « évolué » ! Aujourd'hui il n'existe rien : aucune recherche, aucune formation professionnelle, aucune prévention, aucune information, aucun soin spécifique, aucune considération pour ces enfants, ces adolescents et ces adultes qui vivent dans la souffrance.
C'est pourquoi le 28 avril à 15 heures, lorsque la loi Marie-Louise Fort passera au vote, je serai là, derrière mon petit écran, je vous regarderai voter « oui ». Pas de non, pas d'abstention, seulement oui, pour nos enfants, pour notre avenir, pour que notre société devienne humaine.
Je vous prie d'agréer, cher(e) Député(e), l'expression de mes respectueux sentiments.
Nom, Prénom, signature